Concession de Singles : l'exploitation

Le gisement comprend :

 1°) le faisceau supérieur qui comporte 5 couches : Soupirail, Ste Anne, Menotte, Sans-nom et Basset. Seules les couches Ste Anne et Basset ont été exploitées vers 1900 et de 1917 à 1925 par les puits Henriette et François.

2°) le faisceau inférieur qui a été reconnu par le creusement du faux-puits du puits des Plagnes. 9 couches au moins dont 4 ou 5 exploitables ont été reconnues. Seuls des travaux de reconnaissance ont été menés par le puits des Plagnes avec TB de 47, 116, 280 et 750 m de profondeur. La violence des dégagements instantanés observés dans le faux-puits et le TB de 750 (ou TB 470) a provoqué l’arrêt des travaux.

 De 1860 à 1900, la concession ne fait l’objet que de travaux de recherches sporadiques. Deux ouvriers effectuent quelques travaux en 1886. En 1887-88 la mine est délaissée faute de débouchés et par suite de difficulté d’acheminement du charbon. En 1889, la galerie Ste Anne qui servait de galerie de roulage ne sert plus que de galerie d’écoulement ; l’extraction du charbon (très limitée) se fait par un TB qui débouche au nord du hameau de la Guinguette. On est obligé de faire un détour de 3 km pour atteindre la gare.

 En 1890 on continue d’exploiter la partie nord de la Guinguette. La couche présente une épaisseur de 70 à 80 cm. Le personnel n’est constitué que de 4 hommes et d’un maître-mineur. Le charbon est vendu sur place. On a commencé la construction d’un pont sur le Dordogne pour relier plus facilement la gare.

 En 1891, la production, limitée à la région de la Guinguette, ne dépasse pas une tonne par jour. En 1893, en vue d’exploiter un nouvel étage en contrebas de la galerie Ste Anne, les concessionnaires de Singles ont entrepris le déblaiement d’une ancienne galerie de la concession de la Burande (après entente avec le concessionnaire), Cette galerie permettra l’évacuation des eaux qui limitaient le développement des travaux en profondeur. Mais en 1894 cette nouvelle exploitation est de peu d’importance. En 1895 les travaux sont limités au creusement de la galerie qui débouche dans la concession de la Burande avec 3 ouvriers  et un maître mineur qui produisent un wagonnet de 300 kg par jour. La production est de 47 tonnes en 1898 et 40 tonnes en 1899 avec 20 ouvriers dont 15 au fond.

 La société des Charbonnages d'Auvergne exploitera cette concession à partir 1899 par 3 puits :

-                          le puits des Plagnes, foncé à partir de 1903, le plus important, situé au centre de la concession ; il atteindra 288 m de profondeur en 1907 (il a recoupé 7 couches dont 4 au faisceau gras et n'a pas atteint le primitif) ; ce puits des Plagnes possède un treuil Galland  de 25 ch, une chaudière système Field, un treuil à bras, un chevalement « baraqué » à 2 cages, un ventilateur Galland de 5 m ;

-                          le puits Henriette, foncé en 1900 au sud au lieu dit la Guinguette de 220 m de profondeur et a recoupé 4 couches ; ce puits est doté d’un chevalement en bois, d’une chaudière Thomas et Laurent, un treuil Galland de 35 ch, forge, atelier, menuiserie et lampisterie.

-                          et enfin le puits d’aérage Françoise, foncé également en 1900, à 150 m à l'Ouest du précédent auquel il est relié par un TB et d'une profondeur de 60 m.

En 1907 est foncé le puits de La Vernière. Un Travers bancs des Plagnes est ouvert à 280 et se dirige vers l’ouest.

 A 230 m du puits des Plagnes est creusé en 1907 un faux-puits de 470 m dans lequel se produiront divers dégagements instantanés d’acide carbonique entre 1909 et 1911. A la base de ce faux-puits part un TB dans lequel se produiront des dégagements en 1911-1912.

 En 1908, on a effectué une petite exploitation en couche Basset au niveau 125 du puits Henriette. Les recherches du puits des Plagnes continuées par un puits intérieur ont mis en évidence l’existence d’une importante faille. Les travaux sont suspendus en 1912.

 De 1917 à 1925 la mine est rouverte par la société des mines de La Lucette pour ses propres besoins. Cette reprise a lieu dans un point vierge dans le quartier du Gros Ribeyre; il s'est agit de travaux à flanc de coteau à la cote 608 entre la vallée de La Mortagne et La Guinguette.

 Au 31 décembre 1924, le personnel comprenait 48 ouvriers au fond et 27 au jour pour une production de 737 tonnes. L’exploitation est largement déficitaire. Un nouvel atelier de criblage et lavage est installé en 1924, mais l’exploitation est suspendue le 1er mars 1925 ; ils reprendront une dernière fois,  pour peu de temps en 1926 entre les niveaux 617 et 580 dans la région du Cros.

 Le lavoir a été relié à la gare de Singles par une voie de 0,60 m sur 3,5 km.

 

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