Concession de Messeix : l'exploitation jusqu'en 1946

Les couches exploitées à Messeix sont au nombre de 4 qui sont du mur au toit :

-          la couche Amélie, puissance moyenne 15 m, reposant sur des micaschistes avec, au toit, des grès à gros éléments ;

-          l’Intermédiaire d’une épaisseur de 2 m ;

-          Ste Barbe, généralement en deux bancs de 2 et 1 m de puissance ;

-          St Philippe de puissance et de composition analogue à la précédente.

 

Les 3 dernières couches ont leurs épontes constituées par des grès ou des schistes durs. Dans la partie nord du bassin, les couches sont coupées par 3 failles dont une, la faille Ste Suzanne, a déterminé une dénivellation verticale de près de 100 m.

 

Le bassin de Messeix n’a pas de relation avec les bassins situés au nord ni avec celui de Singles situé au sud. Les couches de Messeix renferment 10 % de matières volatiles au maximum,.

 

Les couches de Messeix ont été reconnues par 4 TB qui traversent d’est en ouest au niveau 624. ces TB sont situés au sud du puits Teyras aux distance respectives de 120 m, 450 m, 850 m et 1300 m. Le gisement n’est ni grisouteux ni poussiéreux.

 

De 1850 à 1898 la mine fournit essentiellement l’usine de plomb de Pontgibaud ; mais c’est partir de 1898 qu’elle connaît un réel essor avec la construction de la ligne de chemin de fer de Clermont-Ferrand à Tulle. En 1878, est foncé le puits Ste Suzanne, puis au début du XXème siècle le puits Teyras. En 1923 est entrepris le fonçage du puits St Louis.

 

 

Tonnage (t)

Résultat d’expl. (f)

1885

16.009

-5.935

1886

20.804

8.833

1887

19.922

34.555

1888

26.327

 

 

En 1886 l’exploitation des affleurements est terminée. ; on commence à déhouiller à l’étage inférieur 52 m ; les niveaux 83 et 117 sont en traçage ou en reconnaissance.

 

En 1887 on dépile aux profondeurs 52, 83 et 117 m sur les 3 couches. Une petite usine d’agglomération est installée pour la fabrication de briquettes. En 1888, on continue d’exploiter les mêmes niveaux.

 

En 1889, on continue d’exploiter aux profondeurs 52, 83 et 117 m. En 1890 les effectifs sont 180 ouvriers dont 110 au fond ; les salaires sont en moyenne  de 3,65 f/jour pour les piqueurs, 3,50 pour les boiseurs et 2,50 pour les rouleurs et 2,50 pour les ouvriers du jour. On exploite à 52, 63, et 117 m les 3 couches. On prépare une exploitation en vallée en contrebas du niveau 117 ; les charbons seront remontés à ce niveau au moyen d’un treuil à vapeur alimenté depuis le jour.

 

En 1891, une grève de 3 semaines s’est produite à la suite des opérations électorales qui ont eu lieu pour la nomination des délégués mineurs le 22 février.

 

Données techniques 1891 : on continue d’exploiter aux profondeurs 52, 83 et 117 m (depuis l’orifice du puits) en général sans remblais.

 

En 1893, l’exploitation se poursuit aux mêmes étages sur les 3 couches (inférieure, intermédiaire et supérieure). La couche inférieure branche ouest a été suivie sur une grande longueur par la galerie Amélie puis arrêtée. De cette galerie se détache un TB destiné à recouper le gisement dans sa plus grande largeur. Un nouvel étage a été ouvert dans le puits Ste Suzanne à 145 m de profondeur. La fabrication d’agglomérés a été reprise.

 

En 1894, l’exploitation porte sur les étages 52, 83, 117 et 145 m de profondeur sur le versant ouest du bassin. Elle embrasse une longueur maximum de 1.250 m de l’entrée de la galerie Amélie à l’extrémité des traçages. La sortie des charbons se fait par le niveau 52.

 

Les effectifs en 1895 sont de 188 ouvriers dont 123 au fond 60 au jour (y compris 22 enfants). Les salaires moyens sont de 3,25 francs par jour pour les piqueurs, 3 f pour les boiseurs, 2,50 pour les rouleurs et manœuvres fond et 1,50 à 2, 50 au jour. L’exploitation se poursuit en 1895 aux étages 52, 83, 117 et 145 m de profondeur (par rapport à l’orifice du puits Ste Suzanne).

 

 

En 1898 les travaux sont concentrés autour du puits Ste Suzanne, seul puits d’extraction mais dont le champ d’exploitation s’épuise. Le fonçage du puits Teyras de Grandval est activement poussé. Il doit être foncé jusqu’à 400 m pour l’exploitation de la partie sud de la cuvette. On poursuit également le creusement du grand travers-bancs au niveau 145 m  qui doit recouper le gîte d’est en ouest.  Une nouvelle couche dite supérieure a été découverte (ce qui porte à 4 le nombre de couches).

 

 

 

Tonnage (t)

Effectif total

Fond

Jour

1894

31.994

 

 

 

1895

30.050

 

 

 

1898

38.039

226

157

69

1899

42.101

208

148

65

 

En 1908 l’exploitation a porté en couche St Philippe sur l’étage 52, en couche Ste Barbe sur l’étage 117, et en couche Amélie sur les étages 52, 107, 113 et 117. On a continué le creusement de la grande galerie d’écoulement vers la Dordogne.

 

 

En 1929,  les travaux de dépilages se font au niveau 740 et au niveau 624, les travaux de  préparation ont concerné les mêmes niveaux. Les travaux de reconnaissance sont poursuivis aux niveaux 740 (percement du travers-bancs 450 m sud du puits Teyras),  624, (travers-bancs 850 m sud du puits Teyras), 575,  466 et 489. Dans les années 30, les travaux de dépilages se poursuivront au niveau 740.

 

Les méthodes d'exploitation utilisées sont les tranches horizontales avec remblai sec qui représentent 79 % de la production en 1929, les tailles chassantes avec remblai sec complet, 13,5 %, les tailles chassantes avec remblai sec partiel, 1,5 % et les traçages sans remblai 6 %.

 

 

tonnage

effectifs

1929

136.800

779

1931

116.090

724

1932

104.150

 

1933

99.248

 

1935

111.308

 

1936

111.663

657

1937

119.007

F : 445, J : 187

 

 

 

Outillage :

 

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1925

1933

En nombre

 

 

Haveuses percutantes

0

0

Marteaux piqueurs

26

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