Champleix : exploitation jusqu'en 1887

La mine de Champleix a toujours été exploitée par intermittence, les différents propriétaires n’ayant jamais mis les moyens nécessaires pour la mettre réellement en valeur. Les premiers travaux ont porté sur la partie Nord de la concession où les grappillages effectués ont révélé un terrain bouleversé et difficilement exploitable. Une seconde période a été marquée par le fonçage du puits de la Gineste

 

Du fait des nombreuses reventes dont la concession est l’objet, l’ingénieur des mines écrit dans son rapport de 1856 : « on ne saurait considérer comme sérieuse l’exploitation dont ce bassin a été l’objet en 1856 ». Les travaux sonr suspendus en mars 1877 à la suite de deux explosions de grisou.

 

Travaux de la période 1886 - 1887

 

Suspendus depuis 1877, les travaux sont repris en février 1886 par M. Ferréol, amodiataire pour 10 ans. Celui-ci commence par relever deux anciennes galeries débouchant à flanc de coteau et dirigées, l’une (galerie St Antoine) suivant une couche de 20 à 50 cm, l’autre (galerie St Joseph) suivant une couche d’un mètre au mur de la précédente. En décembre 1886, on ne travaille en fait qu’à l’avancement de la galerie St Joseph. Le personnel occupé est de 6 ouvriers sous la conduite d’un directeur (les ouvriers, payés à la tâche, arrivent à gagner 4 francs par jour et les manœuvres, 3 francs). La production pour 1886 a été de 239 tonnes pour un déficit d’exploitation de 21.315 francs dont 70 tonnes vendues à Mauriac au prix de 16 francs la tonne sur le carreau, 80 tonnes expédiées par chemin de fer au prix de 13 francs la tonne en gare de Langnac (après une difficile parcours de 7 km qui revient 4 francs la tonne pour le transport et 0,50 francs pour le chargement) ; or, le prix de revient de l’extraction du charbon est nettement supérieur à ces prix de vente.

 

Dès 1887 les travaux vont se concentrer sur la galerie St Joseph malgré une qualité inférieure  des produits ; la nouvelle couche découverte l’année précédente au mur et à 22 m de cette galerie est en traçage côté sud à 45 m du TB qui la fait communiquer avec la galerie St Joseph. Plusieurs dépilages ont lieu par tranches superposées de deux mètres avec remblais complets. La production journalière est de 4 à 5 tonnes mais presque tout le menu reste en stock ne trouvant pas preneur, même à 1,50 francs la tonne. D’une façon générale le charbon est difficile à écouler à cause de la concurrence de Champagnac. Les seuls débouchés sont du côté de Mauriac. Le carreau de la mine est doté d’un crible, de deux lavoirs à bras, d’une écurie pour 5 chevaux et d’une forge. En décembre 1887 le personnel est de 11 ouvriers soit 7 mineurs et 4 manœuvres. Il n’y a pas de caisse de secours et les ouvriers ne sont pas assurés.

 

Les travaux sont à nouveau suspendus de fin 1887 jusqu’en 1894.

 

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