Champleix : exploitation de 1894 à 1909

Travaux de la période 1894 - 1909

 

En 1894, MM. Brun, Directeur, et Biraben, Maître-mineur, qui ont racheté la concessions aux héritiers Gaffard entreprennent, la rénovation du puits de Geneste. Il s’agit d’un puits de 50 m de profondeur, de section 2,80 m sur 1,60 m et comportant deux compartiments égaux boisés en chêne. Il est doté d’un chevalement qui doit être rénové aussi et équipé d’une machine à vapeur avec cages guidées sur câbles. Deux niveaux de galeries sont ouverts : à 20 m (cote 394) et à 47 m (cote 367 m). Le niveau 20 comprend un TB de 48 m de long qui recoupe successivement, la couche Albert à 9 m (3 m de puissance), la couche lenticulaire à 26 m (1 m de puissance), puis la couche Croizet à 35 m de son origine. Le niveau 47 comprend deux T.B., l’un vers l’ouest qui a recoupé 3 couches rencontrées au niveau 20, respectivement à 18, 32 et 38 m de son origine et un TB vers l’est de 32 m jusqu’à la couche St Antoine. Le personnel occupé à ces travaux en octobre 1894  est de 25 dont 7 au fond et 18 à l’extérieur. Les mineurs sont payés 4,25 francs/jour, les manœuvres fond, 3,75 et les manœuvres jour 3,25. On envisage un câble aérien jusqu’à la gare de Vendes.

 

D’anciennes galeries au niveau 47 en couches Croizet, lenticulaire et St Antoine sont relevées. En décembre 1894, il y a 3 chantiers en activité à deux postes : avancements en couche Croizet et en couche Lenticulaire et une remonte. En décembre, 22 ouvriers sont employés dont 14 au fond. La production n’est encore que de quelques tonnes.

 

En septembre 1895, les travaux se poursuivent aux mêmes niveaux : 20 et 47. L’extraction est de 12 à 15 tonnes par jour et la mine emploie 31 ouvriers soit 8 piqueurs (gagnant 4,25 f/j), 8 rouleurs (8,25), 1 boiseur (4,25), 1 encageur (3,25) au fond et 1 au jour, 1 machiniste (120 f/mois),  un second machiniste (3,25 f/jour), 1 forgeron (120 f/mois), 1 aide forgeron (2,50f/jour), 1 charpentier (4f/jour), 1 aide charpentier (3,50f/j), 4 laveurs et 3 cribleurs (3 f/j), soit en tout 31 ouvriers sous la conduite de MM. Biraben et Brun.  En juin 1896, les effectifs grimpent à 39 ouvriers dont 21 au fond et 18 au jour (dont 2 filles et un enfant). En 1896, on continue les avancements entre ces deux niveaux qui sont reliés par des remontes. La couche au niveau 47 est très irrégulière avec des successions de renflements et de serrées. En février 1897, on compte 5 chantiers en rabattage entre 47 et 20. Les remblais proviennent de l’extérieur. L’extraction est de 30 à 35 bennes par jour avec 18 ouvriers à l’intérieur et 19 au jour. Les ouvriers descendent par des échelles installées dans le puits.

 

Mais les travaux de recherche effectués en 1898-1899 permettent de mieux connaître le faisceau de Vendes qui comprend 4 couches du mur au toit numérotées de 1 à 4. Les couches 2 et 4 sont inexploitables. La couche 1 à 3 m d’épaisseur mais seulement 1,20 m utiles et la couche 3 a 4 m dont 2 utiles. Une cinquième couche a été découverte par la suite. Les travaux de cette époque sont poussés vers le sud dans une région plus régulière ; les galeries en direction poussées aux niveaux 20 et 47 atteignent 500 m du puits. Les avancements se font sur toute l’épaisseur des couches en remblayant au fur et à mesure en ne laissant que le passage pour le roulage.  Il n’y a pas de grisou. Le faisceau affleure également à 350 m du puits ; à partir de ces affleurement on a poussé une galerie en direction en couche 3 et 2 un TB à partir de cette galerie. Enfin, à 50 m au sud du puits de la Geneste une descenderie de recherche a été entreprise partant du jour.

 

En août 1900, le maître-mineur est M. Petitet ; il dirige les travaux depuis le départ du directeur de la Mine, M. Limousin en juin 1900. Il a 3 chantiers d’exploitation en activité toujours aux mêmes niveaux à environ 250 m du puits. La méthode employée est celle des tranches horizontales en long  à partir d’une remonte et entre deux TB ; on s’élève sur les remblais. L’aérage est assuré par une gaine laissée dans les remblais. Une remonte amène ces remblais au niveau de 20 m ; les charbons sont jetés à partir de petites cheminées ménagées dans les remblais à partir du niveau 47. Il a 18 ouvriers au fond gagnant 5 francs par jour ; les rouleurs gagnent 3,50 francs par jour. Il n’y a pas de poste de nuit.

 

A l’exception d'un travers-bancs de recherches de la branche Est du synclinal creusé entre 1899 et 1906 dans la vallée de la rivière Le Mars au niveau 395 à partir de la bordure Est du houiller et arrêté à 190 m de longueur sans avoir trouvé trace de charbon, l'exploration par travaux souterrains n'a porté que sur la partie Nord du flanc Ouest du gîte principalement sur une longueur de 700 m au sud du puits Audiffret. En dehors de cette zone on a exécuté des travaux à l’ancienne galerie de Champleix, au travers-bancs du Mars et à la galerie de Pradel..

 

Le sondage dit « sondage de Vendes » a également été entrepris par la société des hauts fourneaux de Pont-à-Mousson à 250 m à l’est du puits d’Audiffret entre le ruisseau le Mars et la route de Vendes à Mauriac. En 1924 on estimait à 360.000 tonnes les réserves de la concession.

 

En 1908, l’exploitation se poursuit en couche n°3 par le puits de la Geneste entre les étages 20 et 47 m. Le puits d’Audiffret-Pasquier a été approfondi à 92 m et un TB qui atteignait 111 m au 31 décembre 1908 est en cours de creusement au niveau 85 m pour rechercher la couche Croizet.

 

En 1909, le TB partant de la base du puits d’Audiffret-Pasquier a été poussé jusqu’à 164 m de longueur ; il a recoupé les couches 1, 2 et 3 complètement schistifiées. Un niveau en direction sud a été pris dans une couche extrêmement schisteuse recoupée par ce TB à 76 m de l’origine du TB (peut-être couche Croizet). Ce niveau a été poursuivi sur 159 m et a été mis en communication par un montage avec les travaux du puits de la Geneste. A l’extrémité de ce niveau, un TB de 83 m a de nouveau recoupé les couches 1,2 et 3 très irrégulières. Dans l’ancienne mine on a creusé un montage avec le jour pour l’aérage. Les travaux d’exploitation sont suspendus le 1er octobre 1909.

 

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