Domaine de la société des Houillères de la Haute Loire

La société civile des Houillères de la Haute Loire a été créée par acte notarié le 6 octobre 1837 entre : M. Jonas Abraham Antoine Königswarter, Henri Alexandre baron Gérard, Louis Antoine Stern, Charles Apollinaire Vincent Brullé et Emile Halphen sous l’égide des banquiers Laffitte et Mallet.

 

Le 20 février 1845, une ouverture de crédit est consentie par la maison Königswarter au moyen de 400 obligations remboursables.

 

Elle est transformée en société anonyme en 1883 au capital de 2.600.000 francs. L’Assemblée générale décide le remboursement anticipé des obligations de 1845 qui restent encore à rembourser. Le capital de la nouvelle SA reste inchangé.

 

Lamothe y apporte les concessions de Grosménil et Fondary qu’il avait acquises respectivement en 1828 et en 1835, et auxquelles viendront s’ajouter en 1844, la concession de Grigues et La Taupe et en 1885, celle de Frugères. Le décret du 23 novembre 1893 autorise les houillères de la Haute Loire a à acquérir la concession de Frugères.

 

Elle acquiert également beaucoup plus tard la concession de Mégecoste. Une demande de mutation à son profit est déposée par les Houillères de la Haute-Loire le 13 mars 1926 et la mutation est autorisée par décret du 13 septembre 1926

 

La Haute-Loire reprend, en 1902, la concession des Barthes (Bouxhors), rachetée à Commentry-Fourchambault et Decazeville et après  une tentative de création d'une "mine aux mineurs"[1]. 

Son président est, en 1913, le banquier Stern et elle compte parmi ses administrateurs le baron Maurice Gérard et le baron Girot de l’Ain (des chemins de fer du PLM).

 

Demandée en juin 1942 suite à la pénurie des approvisionnements en charbon, la société Michelin obtient le 26 mars 1943, l’amodiation d’une petite partie, 2 hectares 23 ares, de la concession de Grosménil dont le propriétaire est la SA des Houillères de la Haute-Loire.

 

L’exploitation du domaine minier de la société de la Haute-Loire va s’effectuer par deux sièges indépendants : La Taupe situé dans la concession du même nom (avec les quartiers de La Taupe et de Bouxhors) et Grosménil desservant les concessions de Frugères, Grosménil et Mégecoste (quartiers Coincy et le Parc).

 

A la Taupe, on exploite des amas irréguliers de charbon gras à 22 % de M.V. à faible rendement marchand. A Bouxhors, on exploite des dressants de gras hachés de failles. A Grosménil, il s’agit d’un charbon à 14 % de M.V., grisouteux et sujet à dégagements instantanés.

 

Production des Houillères de Haute Loire (tonnes) :

 

 

La Taupe

Grosménil

1931

106.987

63.975

1933

100.607

60.816

1934

91.877

61.893

1935

87.119

57.158

1936

80.658

63.063

1937

72.617

53.735

1938

75.006

48.623

1944

87.976

57.659

1945

94.065

55.302

1946

111.577

63.310

 

 

 



[1] Cf. Doussin : la mine et ceux qui en vivent en Auvergne – Créer 1997. pp. 177 et suiv.

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